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29.10.2007

Fidèle à son entreprise mais pas immobile

Je viens de lire un article sur le courrier Cadres de novembre 2007 concernant la fidélité à son entreprise, les avantages et les inconvénients d’une telle pratique.

Cet article vient illustrer ce que j’observe chez les personnes que j’accompagne suite à des licenciements.

53 % des cadres restent plus de dix ans dans la même entreprise (source Apec). Cette fidélité à l’entreprise n’exclut pas une mobilité interne permettant de progresser, d’enrichir ses compétences, ses savoirs. Les grands groupes permettent particulièrement cette mobilité interne. Bon nombre de personnes que j’ai accompagné l’ont également vécue au sein de PME au travers notamment de changement de métiers.

Les avantages de la fidélité sont :
- une adaptabilité rapide pour prendre de nouveaux postes grâce à la connaissance de la culture d’entreprise, de son fonctionnement, de ses interlocuteurs.
- souvent, les personnes en interne sont les premières informées lors de postes à pourvoir, même si certaines entreprises les mettent volontairement en concurrence avec « l’extérieur »
- la reconnaissance de sa valeur professionnelle par l’entreprise facilite la possibilité de changer de métier au sein de la société
- un suivi de son évolution grâce aux entretiens annuels et aux entretiens professionnels
- un accès à la formation plus facile pour les changements de poste

Les inconvénients sont :
- une augmentation de salaire souvent moins rapide que celle des personnes en mobilité externe
- ne plus être remarqué en interne (faire partie des meubles), et voir des postes intéressants investis par des nouveaux venus amenant des connaissances et savoir faire complémentaires développés dans d’autres entreprises
- le risque de perdre son poste après plus de 10 ans de fidélité.

Si la personne est restée 15 ans, voir 20 ou 25 ans dans la même entreprise, le licenciement sera difficile personnellement car il s’agira de faire un deuil d’une longue période professionnelle et sur le marché du travail, car sa monoculture en entreprise risquera d’être considérée comme un handicap.

Si vous avez décidé d’être fidèle à votre société, surtout rester toujours en veille sur le marché du travail. Cela sous entend, observer ce que font vos concurrents, discuter avec vos fournisseurs, vos clients, lire la presse spécialisées, faire du réseau. Soyez au courant de ce qui se passe sur votre marché, sur le marché de l’emploi.

Dès aujourd’hui faites un point sur votre employabilité. Pour cela, regardez les annonces concernant un poste analogue au votre, observez les similitudes avec votre profil, analysez les différences. Réfléchissez à la manière de les combler.

Profitez d’être en poste pour réfléchir à la façon dont vous vous voyez évoluer dans les prochaines années. Faites un bilan de compétences.

Si vous êtes autodidacte, pensez dès aujourd’hui à une VAE (validation des acquis d’expérience) qui vous permettra de valider un diplôme correspondant à l’expérience que vous avez acquise. La démarche est longue (à peu près une année), les entreprises françaises très friandes de diplômes. Surtout n’attendez pas un licenciement pour faire la démarche, prenez les devants. Profitez de vos droits à la formation individuel (le DIF).

Trop souvent, je vois des personnes qui entreprennent un bilan de compétences, une VAE, une démarche de formation après un licenciement. Ces démarches faîtes avant leur auraient permis de gagner un temps précieux, et de diminuer l’impact psychologique du licenciement.

19.10.2007

Savoir définir un objectif

« Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. » Sénèque


Pour passer du rêve à la réalité,
Transformer sa vision en projet,
Concrétiser la pensée créatrice en mise en action,
Il faut définir un objectif clair, précis, mesurable et réaliste.

La qualité de la préparation de l’objectif garantira en grande partie l’atteinte de celui-ci. C’est pourquoi, je vous propose une grille de questions, issue de la PNL (Programmation Neuro Linguistique), qui vous permettra de valider vos objectifs et de les atteindre plus sûrement.

1/ Qu'est-ce-que je veux ? où ? quand ? avec qui ?

Il est important de formuler positivement son objectif. Si vous savez ce que vous ne voulez plus, posez-vous la question : "Qu'est ce que je veux à la place ?"

En effet, le cerveau ne prend pas en compte la négation. Si je vous demande d’imaginer un paysage de campagne, mais de ne pas voir de collines dans ce paysage, de ne pas voir non plus un beau lac aux reflets bleutés, qu’avez-vous vu ? Les collines ? Le lac ? De même, lorsque vous conduisez, il est fort dangereux de regarder là où vous ne voulez pas aller, car automatiquement vous irez vers ce que vous voulez éviter. Aussi ne dites pas « je ne veux plus arriver en retard à mes rendez-vous » mais « je veux arriver à l’heure à mes rendez-vous ».

Il faut également être très précis dans sa définition d'objectif : contextualiser l’objectif : où, quand et avec qui
Précisez un cadre de temps, de lieu, de personne pour réaliser votre projet, fixer des échéances, des moments.
Si nous reprenons l’exemple précédent, pratiquez la stratégie des « petits pas » et donnez vous un premier sous objectif « pour mon prochain rendez vous avec mon client Y, je veux arriver à l’heure, soit vendredi 26 octobre à 16 h00 dans son bureau rue de l’avenir à Paris.»

2/ A quoi saurai-je que j'ai atteint ton objectif ?

Il est important qu'un objectif soit mesurable pour savoir où vous en êtes par rapport à sa réussite. "Je veux maigrir" n'est pas un objectif suffisamment précis, il faut dire combien de poids vous voulez perdre et en combien de temps, suivant quel rythme. Vous devez pouvoir définir des indicateurs qui vous permettront de mesurer l’atteinte de votre objectif. « Je veux perdre 1 kilo en une semaine. Je pourrai vérifier que j’ai atteint mon objectif en me pesant. »

3/ De quoi ai je besoin pour atteindre cet objectif ? Comment vais-je faire ?

Il peut s’agir de ressources (savoir-faire, qualités, aptitudes, …) que vous possédez ou que vous pouvez acquérir. Il peut s’agir également d’éléments extérieurs.

4/ Qu'est-ce qui pourrait m'empêcher d'atteindre mon objectif ?

Il est important de repérer les obstacles qui peuvent se trouver dans votre environnement ou en vous (peurs, résistances,.. qui bien souvent reposent sur des croyances qui vous fixent des limites). On peut reconnaître une croyance au travers de notions de devoir comme « il faut … », de généralités comme « toujours », « jamais », de relation de cause à effet comme « si je fais x, cela provoquera y ». Pour faire bouger une croyance qui vous limite, questionnez l’évidence : « toujours ? Cela se passe toujours comme cela ? N’y-a-t-il pas d’autres possibilités ? Que se passerait-il si tu faisais autrement ? … »

5/ En quoi la réussite de cet objectif est importante pour moi ? Qu'est-ce qu'elle m'apportera ?

Cette question permet de toucher à la motivation, de la renforcer. Avec cette question, on peut s'apercevoir que l'objectif ne correspond pas tout à fait à ses attentes et le modifier, l'adapter.

6/ Y-a-t-il un inconvénient pour moi ou pour mon entourage à atteindre cet objectif ?

Tout changement entraîne d'autres changements. Il est important de réfléchir aux conséquences de notre objectif pour nous et pour les autres et de valider qu'il est "écologique".
Si l'objectif présente des inconvénients, soit vous êtes prêt à les accepter car vous les considérez mineurs par rapport aux bénéfices de l'objectif, soit vous réfléchissez à votre objectif et le reformulez afin d'en supprimer ou d'en atténuer les inconvénients.

16.10.2007

Le livre du Tao

J'ai découvert récemment un ouvrage qui s'appelle "Le jeu du Tao", http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2226151583/1n9867a-20 , ce livre permet de travailler ses objectifs personnels en se posant de bonnes questions, en prenant du recul. Il aide à comprendre ou donner un sens à ses objectifs.

Ce livre "est intéractif et, nourri des trésors d'informations et d'expériences tirées du champs "psy-spi" (de la psychologie à la spiritualité), et repose sur un postulat : chaque être humain est porteur d'une légende bien plus grande qu'il ne l'imagine,qui s'inscrit dans le Grand Jeu collectif de l'humanité."

Je découvre ce livre, et je le trouve riche par les questions qu'ils amènent à se poser mais aussi par les informations qu'il donne pour nous éclairer dans notre quête, enseignements venant des cinq continents et des différents grands "questionneurs" de l'Histoire : Bouddha, Socrate, Lao-Tseu, Jésus, Ibn Arabi, ...

Voici des exemples de questions posées :

que cherches tu ?
comment est né ton désir ?
pourquoi le demander maintenant ?
imagine ta quête accomplie ?
qu'est-ce que cela t'apporterait ?
qu'est-ce que cela apporterait aux autres ?
....
Sont posées ainsi 32 questions, à chaque fois accompagnées de pistes de réflexion.

Vous pouvez découvrir aussi le jeu du tao sur le site : http://www.taovillage.com/.

12.10.2007

Soyez visible sur le net

Vous savez combien il est important aujourd'hui de faire du réseau que ce soit dans le cadre de sa recherche d'emploi ou dans le cadre de la gestion de son évolution professionnelle.

Avec Internet, le réseautage a pris une nouvelle dimension en permettant de contacter un grand nombre de personnes grâce notamment aux réseaux sociaux comme Viaduc, 6nergies, Xing LinkedIn,... mais Internet permet aussi de faire évoluer la manière de faire du réseau :

ainsi un des nouveaux enjeux du réseau semble être de se rendre "visible", de pouvoir être repéré sur Internet.

Régulièrement des articles citent des cabinets de recrutement consultant Internet au travers des réseaux sociaux, des blogs pour trouver soit des candidats, soit des informations sur ceux déjà préselectionnés. De même dans le monde professionnel, la recherche d'informations, via Internet, sur un nouveau contact semble également rentrer dans les moeurs. Je n'ai pas de notion sur l'importance de cette évolution, mais ce qui est sûr c'est qu'elle existe et que ceux qui seront présents sur Internet en seront les premiers bénéficiaires.

Au niveau de la recherche d'emploi, c'est ce qu'explique, Lise Cardinal, spécialiste du réseau au Quebec depuis 20 ans :

"Autrefois, le critère pour être recruté, c'était ce que vous connaissiez. Puis c'est devenu qui vous connaissiez.
Désormais, ce qui importe, c'est qui vous connaît. Et pour qu'on vous connaisse, il faut qu'on ait entendu parler de vous, de vos réalisations, de vos forces. Vous pouvez être le génie du siècle, vous ne trouverez aucune issue si personne n'a entendu parler de vous. Et pour sortir de l'anonymat, il faut se mettre sur le trottoir et réseauter. "
la suite de l'article : http://www.jobetic.net/Lise-Cardinal,-la-papesse-du-reseautage_a37.html
Pour se faire connaître, Internet est un merveilleux outil avec les réseaux sociaux et les blogs. Mais attention, des profils baclés sur les réseaux sociaux ou des blogs à l'abandon, sans contenu, peuvent vous être préjudiciables. Alors, pensez à soigner votre image sur Internet, c'est votre carte de visite virtuelle.

07.10.2007

Les 7 leviers de votre carrière selon Daniel Porot

Daniel Porot est un spécialiste de la gestion de carrière, il a écrit de nombreux ouvrages sur ce sujet et sur les techniques de recherche d'emploi dont sa méthode "PIE".

Il évoque sur son site www.porot.com, sept leviers pour gérer sa carrière.

Aujourd'hui, il devient de plus en plus rare de pouvoir faire sa carrière au sein de la même entreprise. Personne n'est assuré de la sécurité de l'emploi (enfin presque). Il est important quand on est en poste de penser à l'avenir en soignant sa situation et en se donnant quelques engagements à respecter non seulement pour éviter un licenciement, mais surtout pour travailler dans de bonnes conditions et se donner les opportunités d'évoluer.

Voici les 7 leviers de la carrière professionnelle selon D. Porot :

La hiérarchie : assurer une bonne communication avec elle, faire circuler les informations, la considérer comme un allié et non comme un ennemi, chercher à la comprendre.

Les subordonnés : assurer une bonne communication, les motiver, les reconnaître, ...

les collègues : considérer ses collègues comme des alliés et non comme des concurrents. Eclaircir les rôles de chacun, communiquer les infos, créer une bonne relation, déjeuner ensemble, ...

les chasseurs de tête. Se faire repérer par les chasseurs de tête en identifiant ceux qui interviennent dans votre domaine.

Avoir un mentor, un coach. Si votre entreprise peut vous le financer, il permet de prendre du recul, de dépasser des difficultés professionnelles passagères, de gérer le changement. Par son questionnement le coach vous aide à comprendre votre fonctionnement, votre mode de communication, vos croyances, vos freins, vos valeurs. Il vous aide à définir vos objectifs et à mettre en place un plan d'action. Le coaching est un accompagnement ponctuel qui peut durer de 3 à 6 mois et comprendre jusqu'à une dizaine de séances.

Le réseau : il est un point essentiel de la vie professionnelle et de la vie quotidienne. Rencontrer des gens, discuter est enrichissant sur le plan personnel et professionnel. S'ouvrir aux autres, faire partie d'associations ou d'organisations professionnelles sont des solutions. Le réseau doit faire partie de votre planning. Entretenez le quand tout va bien.

La veille stratégique : il est important d'être en veille et de bien connaître le marché sur lequel on évolue. Pour cela lisez la presse généraliste et spécialisée, consultez Internet, rencontrez les professionnels de votre secteur.

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